Conseil communal spécial intercommunales : le PTB à propos de l'ISoSL


L'Intercommunale de Soins Spécialisés de Liège (ISoSL) a été créé en 1993 et est doté d'un personnel de 2 700 employés (2016). Elle coordonne cinq hôpitaux spécialisés, douze maisons de retraite et 200 médecins.

ISOSL est l'une des entreprises publiques de la province de Liège qui emploie le plus de travailleurs (le CHR de la Citadelle 3 000). Elle est financé essentiellement par l’INAMI et à une moindre mesure de la quote-part des patients (surtout dans les homes).

Isosl est une entreprise publique par excellence (tout comme le CHR Citadelle) qui doit rester à 100% public, avec aucune concession au privé et un contrôle démocratique et une gestion éthique sans reproche. Dans ce sens on ne peut accepter aucun cumul ni rémunération déraisonnable (cfr. Scandale du SAMU à Bruxelles ou le scandale  des hôpitaux publics à Charleroi.)

Et en ce qui concerne les rémunérations de 2016 du Directeur (Eric Fiévez) et la Directrice adjointe (Martine Duckers) :  314.934,96 €, soit 157.000 euros chacun, plus qu’un parlementaire. Au niveau du CA, la présidente Maggy Yerna (en 2015, selon Cumuleo 13 dont 4 rémunérés) touche 24.000 euros par an et les 3 vice-présidents (pourquoi 3 ?) dont André Schroyen (échevin ville de Liège, selon Cumuleo 24 mandats en 2015 dont 6 rémunérés) touchent 18.000 euro par an.  Le Conseil d’administration s’est réuni 8 fois en 2016. Le PTB trouve que c’est beaucoup, et de surcroît éthiquement pas justifiable, vu le cumul (ils ont déjà un salaire autre part) et le genre d’activité (soins aux personnes financé par la solidarité – la sécurité sociale). En plus le résultat pour 2016 affiche un négatif de 1,122  millions d’euro, compensé par une intervention de la Province de Liège (donc indirectement le citoyen)

La diminution récente des jetons de présence de 287 à 205 euros brut, car le montant de 287 était trop élevé depuis 2007, n’est que le sommet de l’iceberg d’une politique de self-service au lieu de service à la population.

Ceci contraste avec le sort réservé au personnel. Les organisations syndicales pointent un déficit de nominations statutaires La proportion de statutaire chez ISOSL est de 1 pour 3. Or, un accord stipule pour le cadre du personnel un équilibre avec 50% de statutaires. Les éducateurs, par exemple, arrivent à peine à 30% de nominations. Une des revendications syndicales est d’augmenter le nombre de nominations : cela se traduirait par un CDI après 2 années de travaux successifs. Ce n'est le cas nul part pour l'instant, sauf chez les infirmières qui sont en pénurie. 

Les organisations syndicales pointe de même un taux d’absence élevé suite aux conditions de travail (burn-out). Quand on regarde le bilan social, on voit que pour 2016 il y a eu 344 contrats à durée déterminée entrants et 263 sortants, soit 10% personnel qui n’ont pas de contrat fixe. De plus, dans certains secteurs on fait appel au travail indépendant (kiné). Pour le PTB, une entreprise publique de soins privilégie la qualité de soins pour les patients. Cela passe par un statut de qualité pour le personnel.

 

Le PTB a voté CONTRE l'ordre du jour de cette intercommunale tel que proposé.

Intervention au conseil communal du 12/07/17