Des ordres du jour d'intrercommunales trop ordinaires

Plusieurs ordres du jour d'intercommunales étaient soumis au vote du conseil provincial ce jeudi. Des ordres du jour pour des assemblées générales ordinaires. Trop ordinaires, pour ce que l'on pouvait attendre en terme de gouvernance publique, de transparence et d'éthique. Rafik Rassaa s'est exprimé pour le PTB+ pour justifier l'ensemble des votes du groupe au conseil provincial.

Monsieur le président, chers conseillers,

Sont soumis au vote aujourd'hui les différents ordres du jour des intercommunales à participation provinciale. C'est l'occasion d'exprimer au nom du PTB+ notre soutien total au principe qui a présidé à la création de ces intercommunales, celui d'un service public fort répondant aux besoins de la population comme notre soutien aux travailleurs et travailleuses qui rendent cela possible tous les jours.

Cela étant dit, il est étonnant de constater à quel point les ordres du jours sont ... ordinaires. Le tremblement de terre Publifin ne semble pas toucher les autres intercommunales. Avec le PTB+, on s'attendait à voir des initiatives en terme de gouvernance et de transparence. Par exemple, une publication de l'ensemble des mandats publics ET privés de chaque administrateur ; par exemple, un plafonnement des rémunérations ; par exemple, une présence des représentants syndicaux ou des représentaux des usagers dans les conseils d'administration... Rien de tout cela.

Face à ce constat et à celui évoqué déjà à cette tribune de l'exclusion du PTB des intercommunales par la tutelle, nous nous abstiendrons sur la majorité des ordres du jour. Pour deux d'entre eux, nous voterons CONTRE comme signal d'alarme à ce que nous constatons en terme de rémunérations.

Chez ISOSL :

  • 157.000€ brut / an pour les directeur et vice-directrice
  • 24.000€ brut / an pour la présidence du CA
  • 18.000€ brut / an pour les 3 vice-présidents

Chez Intradel

  • 147.000€ brut / an pour chacun des 6 membres du comité de pilotage
  • 2900 brut / mois pour la présidence du CA
  • 2000 € brut / mois pour la vice-présidence
  • 1750€ brut / mois pour les autres 23 administrateurs
  • Pour rappel, les 25 administrateurs d'Intradel comptabilisent ensemble 228 mandats dont 111 rémunérés.

Il ne s'agit pas de jeter en pâture l'un ou l'autre responsable politique mais de démonter l'urgence d'une réforme de la gouvernance dans les intercommunales.

Je vous remercie.

Rafik RASSAA