Liège :: 320 personnes lèvent leur verre à une nouvelle année de solidarité

320 personnes se sont rassemblées à l’occasion de la réception de nouvel an du PTB à Liège. Une ambiance chaleureuse et de nombreuses nouvelles têtes, et le moment pour démarrer ensemble une nouvelle année solidaire face au climat de peur et à l'austérité.

Raoul Hedebouw est le premier à prendre la parole. Il s'exprime d'abord sur le climat de peur et le terrorisme : « Cette peur est inacceptable dans une société réellement démocratique. Cela doit nous faire penser aux dizaines de peuples qui vivent sans cesse cette peur. Chez nous, elle commence mais en Afghanistan, en Irak, en Libye, les gens ont peur de tout et peuvent se faire tuer à tout moment par un drone américain. Nous, nous voulons trouver une solution pour la paix, la sécurité et ce pour l'ensemble des travailleurs de la planète ! » « Lors de la marche à Paris, dimanche dernier, les grands dirigeants mondiaux se sont aussi réunis. Mais qui étaient-ils ? Le premier ministre israélien, responsable du massacre de nombreux palestiniens, l'ambassadeur d'Arabie Saoudite qui est le principal pays qui finance le terrorisme international, le premier ministre hongrois qui a lui même interdit toute forme de caricature dans son pays. »

Raoul Hedebouw.

Une autre actualité fait parler d'elle, celle de la Grèce qui refuse toujours l'austérité et se bat contre l'argument de la peur qui est de dire que le peuple ne peut pas décider de sa propre destinée, et que les grecs doivent comprendre qu'ils n'ont pas d'autre choix. Cet argument vient du ministre des finances allemand, mais Raoul Hedebouw affirme que « Non, le peuple grec a raison de continuer le combat pour choisir une autre voie. Le peuple grec ne se laissera pas faire. La Grèce, c'est le village d'Astérix et Obélix qui résiste à toute l'armée romaine. La Grèce, c'est l'espoir. »

Chez nous aussi, en Belgique, c'est la lutte et l'espoir qui vivent chez les travailleurs. Ces deux derniers mois ont été fait d'actions, grèves et de manifestations très mobilisatrices. Mais le gouvernement reste sourd : « Aujourd'hui le gouvernement est heureux car il a réussi a rétablir le dialogue social, mais sur quoi ? Aucun des quatre points de ruptures n'est repris dans ce dialogue. C'est pour ça qu'on va continuer, parce que nous on ne travaillera pas jusqu'à 67 ans, on a besoin d'un meilleur pouvoir d'achat pour relancer l'économie du pays, pas de l'austérité », conclut Raoul Hedebouw.

Thierry Muller.

Ce soir, le PTB est fier de compter sur Thierry Muller, du réseau « STOP article 63, paragraphe 2 », parmi ses orateurs. Il revient sur le scandale de l'exclusion de 55.000 chômeurs ce 1e janvier : « Depuis le 5 janvier, on a mis une cellule en place à Liège pour accueillir les personnes, chacun avec son histoire mais surtout avec sa colère, son incompréhension et sa détresse : ce sont des gens malades, des familles monoparentales, des femmes qui travaillent à mi-temps, des jeunes forcés de retourner vivre chez leurs parents... le réseau STOP article 63 paragraphe 2 revendique la réintégration des tous les exclus, immédiatement ! Et ce n'est pas "que" pour les chômeur, mais aussi parce lorsqu'on touche à ces droits, c'est tout l'ensemble du monde du travail qui est attaqué. »

Cette soirée était également l'occasion de revenir sur les moments forts de 2014, le tout en image et en musique avec une vidéo rétrospective de l'année : élections, lutte contre l'occupation de la Palestine, combat des travailleurs de Delhaize et du service public ainsi que la Protestparade.

Damien Robert.

C'est Damien Robert, président du PTB en province de Liège, qui prend ensuite la parole pour revenir sur l'économie et la crise en Belgique : « Le 25 mai, 250 000 électeurs ont décidé de donner un signal fort : pour sortir de la crise économique et sociale, ce n'est pas l'austérité qu'il faut appliquer, mais bien la justice sociale. Le monde politique et patronal veut nous faire croire que c’est en se serrant la ceinture que l’on va relancer l’économie ? Ce n’est pas vrai, ont répondu les électeurs du PTB. Car il y a une alternative à la crise. Il faut relancer l’économie : en créant des emplois, en donnant du pouvoir d’achat, en menant une politique sociale. Et la seule façon de faire, c’est de prendre dans leurs poches. Quelles poches ? Celles des millionnaires, celle des grands banquiers, celle des multinationales. Voilà la porte de sortie ! »

Laura Leon Fanjul.

« C'est aussi pourquoi c'est important d'inviter tout le monde, tous ceux qui veulent lutter contre ces mesures et contre l'austérité, tous ceux qui veulent nous soutenir, à prendre une carte de membre car on sait que c'est ensemble qu'on est plus fort. Rejoindre le PTB, c'est donner du poids à nos idées et aux revendications », explique Laura Léon Fanjul, responsable organisation pour la province de Liège.

Faisons ensemble de 2015 une année de la solidarité.