Percée historique du PTB-go! à Liège qui permet l’élection de 3 députés

Lors de ces élections, le PTB-go! a réalisé une véritable percée et est devenu, avec plus de 11 %, la quatrième force politique dans l’arrondissement de Liège et la cinquième dans la province. Il y a désormais une nouvelle force politique qui compte dans le paysage politique liégeois. Et pas n’importe laquelle. Première analyse des résultats.

Pour la province de Liège, le PTB avait pour objectif d’obtenir 2 élus : Raoul Hedebouw au fédéral et Frédéric Gillot à la Région. Pour y arriver, le PTB-go! avait besoin de 6 % dans toute la province (élections fédérales) et de 6,7 % dans l’arrondissement de Liège (élections régionales). Ces objectifs sont largement atteints. Non seulement nous avons obtenu l’élection de Raoul Hedebouw et de Frédéric Gillot, mais en plus nous obtenons l’élection d’un deuxième député régional, à savoir Ruddy Warnier, de l’arrondissement de Huy-Waremme. La direction provinciale du PTB remercie chaleureusement tou(te)s ses électeurs et électrices et tou(tes)s ceux et celles qui ont contribué à faire de ces élections un succès historique. Il aurait été strictement impossible de réaliser cette percée sans votre soutien. Merci.

Là où nous avons des sections fortes, nous faisons d’excellents scores. A Liège-ville, la plus grande ville de l’arrondissement, le PTB-go! passe de 6 à  11,5 % des voix et devient la troisième force politique, devant le CDH et Ecolo. A Herstal et à Seraing, le PTB grimpe en flèche et conforte nettement sa position de deuxième force politique fraîchement acquise en 2012. A Herstal, le PTB-go! passe de 14 à 21 % et à Seraing de 14 à 18%.

Dans les autres communes, où la présence et le travail du PTB commencent à peine, nous faisons également de très bons scores. A Flémalle, le PTB-go! fait 12,5 %, à Grâce-Hollogne 13 % et à Saint-Nicolas, 10 %. Dans ces trois communes du bassin industriel liégeois, le PTB devient la troisième force politique. Dans les communes de Ans, Awans, Oupeye, Visé, le PTB-go! fait des scores entre 7 et 10 % et devient la quatrième force politique.

Dans les arrondissements de Huy-Waremme et Verviers, le parti obtient aussi des scores historiques, mêmes s’ils n’atteignent pas ceux de l’arrondissement liégeois.  Dans l’arrondissement de Verviers, le parti obtient 4,5 % des voix. Dans les communes de Verviers et de Dison, il dépasse 6 %. Dans l’arrondissement de Huy-Waremme, le PTB-go! obtient le très bon score de 6,4 % avec des pics dans les communes de Engis (12 % où le parti devient la troisième force politique), Anthisnes (12 %), Amay (9 %), Saint-Georges (9 %), Fexhe-le-Haut-Clocher (7,3 %) et Marchin (7 %).

De façon générale, en dehors de nos zones d’implantations traditionnelles, on observe clairement un lien entre les fortes avancées du parti et le début d’un travail de structuration dans les communes où des membres du parti ont activement mené campagne.

Grâce à ces excellents résultats, le PTB-go! n’envoie pas 2 mais 3 députés dans les parlements. Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB, ira défendre le monde du travail au Parlement fédéral à Bruxelles. Pendant que Frédéric Gillot, le bouillant sidérurgiste et ancien délégué syndical ira défendre les travailleurs au Parlement wallon, accompagné de Ruddy Warnier, jeune chauffagiste et tête de liste à Huy-Waremme, qui est élu par apparentement. Le monde du travail liégeois aura donc dorénavant trois représentants dans les instances parlementaires, en plus des 4 élus au parlement régional  bruxellois. Au fédéral c’est notre spécialiste fiscal qui sera notre deuxième député Fédéral : Marco Van Hees.  

L’élection de nos députés est aussi un moment historique car parmi les 3 députés que Liège envoie dans les parlements, nous envoyons deux ouvriers au parlement wallon à Namur.

Raoul Hedebouw, élu au parlement fédéral, sera le député des travailleurs de tout le pays, de Liège à Anvers, de Gand à Charleroi. Comme parti uni et national, il n’aurait pas pu en être autrement. Et c’est d’autant plus important que nous avons raté de très peu l’élection d’un élu fédéral à Anvers à cause du seuil électoral antidémocratique. Face à la montée du nationalisme en Flandre, la garantie pour le monde du travail flamand d’avoir un député à ses côtés est heureusement assurée avec l’élection de Raoul Hedebouw, qui va d’ailleurs commencer une tournée dans toutes les régions du pays.    

Le vote PTB-go! est un vote d’adhésion et d’espoir

Certains, dont le ministre Marcourt, tentent de diminuer le vote PTB-go! en le caricaturant comme un vote « de rejet ». Le ministre devrait savoir que les caricatures ne sont jamais bonnes. Car elles évitent d’avoir une image fidèle de la réalité. Et elles permettent d’éviter de faire leur examen de conscience. Les dirigeants liégeois du PS ne tirent pas les leçons de leur échec. Tout comme pendant la campagne, ils refusent la discussion sur bilan gouvernemental. Ils préfèrent rejeter la responsabilité de leur échec sur le PTB.

Les résultats électoraux reflètent un sentiment réel et largement répandu :  les travailleurs n’en peuvent plus de payer pour une crise dont ils ne sont pas responsables. Les résultats montrent aussi qu’ils sont très nombreux à rejeter les politiques gouvernementales qui accentuent les inégalités. L’idée, relayée par le PS, que l’exclusion des chômeurs était un compromis avec la droite ne passe pas. Même chose pour l’idée que « sans nous ce serait pire ». Pour la grande majorité des gens, ça n’a jamais été pire qu’aujourd’hui.

Une partie importante des votes qui se sont détournés des partis traditionnels se sont tournés vers le PTB-go!. Ils auraient pu choisir pour un autre parti. Le choix du PTB-go! n’est  pas un hasard. Pour tous ces travailleurs, tous ces jeunes, tous ses demandeurs d’emplois et tous ses pensionnés qui ont voté pour nous, le vote PTB-go! est un vote d’adhésion et d’espoir. L’espoir de construire une société où les richesses sont mieux réparties. L’espoir de construire une société où la pauvreté diminue au lieu d’augmenter. Et l’espoir que les millionnaires soient enfin considérés pour ce qu’ils sont réellement : les responsables de la crise.  

Un parti solide pour être encore plus fort

Lors des dernières élections communales, certains avaient espéré que la progression du PTB soit un feu de paille. Les faits leur donnent torts.

Par son analyse, son travail de fourmi sur le terrain, ses interventions politiques dans les conseils communaux où le parti mobilise la population et à travers son porte-parole national Raoul Hedebouw,  le PTB a pu montrer qu’il est une véritable alternative et qu’il tient la route comme force d’opposition aux politiques d’austérité et aux politiques de droites.  

De plus, dans le monde du travail et dans les entreprises plus spécifiquement, le PTB bénéficie d’un soutien de plus en plus marqué. Les militants du PTB dans les entreprises sont respectés et le parti est toujours aux cotés des travailleurs dans les bons, mais aussi dans les mauvais moments.

La direction provinciale appelle tou(te)s les sympathisant(e)s du PTB à nous rejoindre pour donner encore plus de force au parti. Des centaines de nouveaux membres ont rejoint le PTB dans la province ces dernières semaines. Faites de même. Car dans les mois et années à venir, les politiques de droite menées par les gouvernements vont nécessiter une opposition forte. Une opposition au Parlement, mais aussi dans la rue. Et on va avoir besoin de vous. Rejoignez-nous.