Gros retard dans les travaux à St léonard : le quartier veut vivre !

Depuis mars 2014, la rue Saint-Léonard, qui est l'artère principale du quartier, est en travaux. La fin de ceux-ci était initialement prévue pour mars 2016. Pourtant fin octobre, les habitants et les petits commerçants du quartier ont appris par voix de presse que les travaux prenaient du retard et que cela durerait jusque fin 2016. La CILE dans son planning de travaux, s’était engagée à terminer sa partie pour fin novembre 2015 ( http://www.cile.be/actu/pages/travail.html), mais à ce jour, elle n’a pas encore terminé la seconde partie de la rue.

« C'est tout bonnement inadmissible pour les habitants et les commerçants du quartier », déclare Raoul Hedebouw, conseiller communal PTB et habitant du quartier. « Ici, tout le monde est d'accord pour dire que la rue Saint-Léonard devait être complètement refaite mais les habitants et les petits commerçants sont délaissés par la Ville  », s'inquiète le conseiller du PTB.

En effet, beaucoup de questions restent sans réponses et beaucoup de craintes des habitants et des commerçants ne sont pas apaisées par les autorités qui n'apportent aucune explication claire. Pourquoi des délais si longs, dans une rue si importante de Liège ? Les habitants de Saint Léonard se demandent si cela aurait été aussi long dans des quartiers plus huppés ? Les gens s'interrogent aussi sur l'ampleur du report du délai, et sont très septiques sur le respect de la date de fin 2016 au vu des retards cumulés par la CILE. Les commerçants ne reçoivent pas de réponse quant aux craintes sur l'avenir de son commerce. Pour Raoul Hedebouw,  « la majorité sous-estime les conséquences néfastes de ces retards pour la dynamique du quartier ».

En effet, la Ville fait partie des pouvoirs adjudicateurs et des auteurs du projet, avec la CILE et RESA. « À ce titre », explique Raoul Hedebouw, « nous demandons que les autorités mettent tout en œuvre pour faire respecter le délai initial de la fin des travaux, c'est-à-dire juin 2016  et qu'elles augmentent le montant de l'indemnité pour les commerçants, actuellement plafonnée à 1.000 €. »

En attendant une réponse positive, le PTB est en train de diffuser une affiche et un tract afin de sensibiliser et de mobiliser la population du quartier (voir pièce jointe). Celles-ci commencent déjà à fleurir un peu partout. Le parti de gauche prévoit également une interpellation au Conseil communal prochain. « Nous espérons que la voix des habitants et des commerçants sera  entendue car le quartier doit vivre », conclut Raoul Hedebouw.