CPAS de Liège : situation sociale des travailleurs

20/11/2017 : Action CSC-CGSP des travailleurs du CPAS de Liège

Nous avons été interpellés par la manifestation du personnel du CPAS, portée par le front commun syndical (CSC-CGSP), ce lundi 20 novembre devant l'hôtel de Ville. Bravant la pluie, des dizaines de travailleurs ont tenu à exprimer leur mécontentement à l’égard des autorités communales quant à leurs conditions de travail. L’ampleur assez exceptionnelle de ce mouvement social démontre, à mon avis, à quel point les travailleurs du CPAS et leurs représentants syndicaux estiment la situation bloquée.

Le mécontentement des travailleurs découle en premier lieu d'un changement d’horaire imposé par la direction. Concrètement, la direction souhaiterallonger le temps de midi d’un quart d’heure, et diminuer l’amplitude horaire, en commençant à 8h au lieu de garder la possibilité de démarrer à 7h30. Les organisations syndicales soulignent que le nouvel horaire est calqué sur celui du personnel communal et semble s'inscrire dans le cadre des futures synergies entre la Ville et le CPAS. Je dois vous avouer ne pas non plus comprendre le pourquoi de cette décision bureaucratique.

Ce mouvement de résistance sociale s’inscrit dans un contexte de travail difficile où le personnel du CPAS se plaint depuis longtemps des problèmes de locaux, d'effectifs et de charge de travail. Ce changement d'horaire a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Pour bien comprendre la situation, rappelons que 25% de la population liégeoise vit en dessous du seuil de pauvreté et que le nombre de nouvelles personnes qui s'adressent au CPAS a explosé. On estime ce nombre à près de 800 personnes par mois. Cela se traduit par exemple par une moyenne annuelle de 120 dossiers à traiter par assistant social contre 90 dans les autres grandes villes. Et ça, malheureusement dans un cadre ou l'effectif est resté à peu de choses près le même.

Mes questions sont donc les suivantes:

  1. Face à l'augmentation constante de la charge de travail et à la dégradation des conditions dans lesquelles le personnel du CPAS doit remplir sa mission de première ligne, quelle est la plus value que va apporter ce changement d'horaire à la qualité du service rendu par les agents?
  2. Pourquoi la direction du CPAS n’a-t-elle pas abordé par un dialogue social constructif ce type de dossier sensible ?
  3. Selon les organisations syndicales, le taux de nomination pour les agents du CPAS atteint à peine 25% alors que celui du personnel communal a été négocié à 50% du cadre. Est-il vrai que les travailleurs du CPAS n'ont pas été traités comme ceux de la Ville concernant les nominations et l'organisation des examens ?

Interpellation de Raoul Hedebouw du 27/11/2017, discutée dans le cadre de l'adoption de l'actualisation du Plan de gestion et les projections quinquennales du CPAS pour les années 2018 à 2022. Le PTB s'y est abstenu.

 

 


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  • a publié cette page dans Actualités 2017-11-27 22:02:14 +0100

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