Droit à l’aide sociale

Constats 

Dans un pays aussi riche que la Belgique (16èmepays le plus riche au monde en PIB/habitant), la pauvreté ne devrait pas exister. Pourtant, sur le territoire de la ville de Liège, pas moins de 20 % des habitants se trouvent sous le seuil de pauvreté. Cette situation est intolérable et doit mener les autorités à décréter l'état d'urgence sociale.

De plus en plus de gens dans notre pays font appel au CPAS (Centre Public d'Action Sociale) comme des chômeurs, victimes de la politique d'activation du gouvernement fédéral, des intérimaires, des familles monoparentales. Mais la plupart des allocations accordées en Belgique se trouvent en dessous du seuil de pauvreté établi par l'Europe.

Cette situation est d'autant plus inacceptable que nous vivons dans un des pays où les 10 % les plus riches disposent de plus de la moitié de la richesse nationale et ont un patrimoine moyen de 1,9 million d'euros. Il faudra ‘activer ‘ les richesses de cette partie de la population pour résoudre en partie le problème de la pauvreté.

En outre, la situation à Liège risque de s'aggraver avec les nouvelles mesures à l'encontre des chômeurs qui rentreront en vigueur juste après les élections communales. Près de 4000 personnes sont menacées, rien que pour la ville de Liège. A quoi servent les grandes déclarations de nos autorités locales sur la lutte contre la pauvreté, si leurs instances nationales votent des plans d'exclusion des chômeurs qui vont justement grossir ce taux de pauvreté ?

Le PTB+ salue le travail entrepris par les autorités communales dans le plan de lutte communal contre la pauvreté. Mais nous devons constater que ce plan n'est pas à la hauteur de l'urgence sociale que connaît notre ville. Le fait même qu'aucun objectif chiffré ni aucun budget spécifique ne soit octroyé condamne ce plan à rester dans les tiroirs et à être réduit qu'à un catalogue de bonnes intentions. Le PTB+ s'étonne également de l'absence de données fiables sur la pauvreté à Liège et ce, malgré la mise sur pied d'un observatoire de la pauvreté. C'est dire si le problème est sous-estimé par les autorités.

Dans ce cadre, le PTB+ ne peut que déplorer la non indexation des subsides au CPAS limitées à 1.5% de croissance. Devant les conséquences de la crise économiques dont les travailleurs ne sont pas responsables, un refinancement adéquat des subsides au CPAS doit être opéré.

Vision du PTB+

Le PTB+ estime qu'en matière de pauvreté, il faut en premier lieu s'attaquer aux causes plutôt qu'aux symptômes. Les problèmes d'emploi et de logement trouvent leurs causes dans l'orientation libérale et capitaliste de notre société. Les autorités des différents échelons de notre pays devraient s'attaquer à ce problème en premier lieu. Plus spécifiquement au niveau de la ville de Liège et en ce qui concerne l'emploi et le logement, le PTB+ a partagé ses différentes pistes de solutions dans les premier et deuxième points de ce programme.

En matière de logement, il est indécent d'abandonner une bonne partie de la population qui vit sous le seuil de pauvreté à l'offre locative privée. Le PTB+ rappelle sa proposition de construction de logements publics et populaires à hauteur de 30 % des habitations, comme c'est le cas aux Pays-Bas. De cette manière, il y aurait plus de capacités et pour les plus pauvres, et pour les travailleurs plus aisés à disposer d'un logement public de qualité.

Propositions du PTB+

  1. Le revenu minimum doit être relevé au-dessus du seuil de pauvreté qu'il s'agisse du revenu d'intégration, des allocations de chômage, de maladie ou d'invalidité ou de la pension.
  2. Le revenu d'intégration doit être payé par le gouvernement fédéral. Il n'est pas normal que les communes (et donc la Ville de Liège) doivent payer la moitié de ce montant. Ce système pénalise les communes les plus pauvres et les plus sociales.
  3. Pour le maintien des programmes sociaux de mise au travail (art 60) pour l'insertion des personnes vivant du revenu d'intégration.
  4. L'ensemble de la politique sociale de la Ville doit être aux mains du CPAS.