Vidéo :: Frédéric Gillot, ouvrier et tête de liste PTB-go!, à Mise au Point

Ce dimanche 11 mai, Frédéric Gillot, l'ouvrier que le PTB-go! veut envoyer au Parlement, était présent sur le plateau de Mise au Point (RTBF) face à des candidats des partis traditionnels. Le débat portait sur l’avenir de la Wallonie, et Frédéric Gillot a défendu la nécessité d’une politique sociale, qui investit dans le public et dans les besoins des gens. Une vision qui va à l’encontre de la logique actuelle qui « donne des millions aux multinationales qui suppriment des emplois ».

Le sidérurgiste, tête de liste à la Région wallonne, a en effet mis en avant la vision et les propositions sociales que proposent le PTB-go!. 

Interrogé sur la formation d’un gouvernement et les possibles querelles communautaires qui pourraient en ressortir, Frédéric Gillot a avant tout rappelé que le PTB était un parti national et bilingue. Ensuite, il a appelé à la formation rapide d’un gouvernement, mais surtout dans le but de pallier à « l’urgence sociale ». « J’entends dire que la Wallonie va mieux, mais je peux vous dire que je ne vois pas ça sur le terrain », a-t-il ainsi souligné. Et de préciser :  « L’urgence sur le terrain, elle est sociale et économique, elle est dans la pauvreté qu’il faut combattre. »

Autre grand thème qui a défrayé l’actualité politique wallonne : le photovoltaïque. Là encore, Frédéric Gillot à insisté sur une prise en main sociale du dossier. « Beaucoup de travailleurs ont investi là-dedans et se sentent arnaqués, a-t-il expliqué. Le secteur de l’énergie doit revenir à la collectivité. » Par ailleurs, le sidérurgiste s’est indigné qu’on « responsabilise le citoyen non seulement pour sa consommation d’énergie, mais en plus pour la production d’énergie verte ». « Pour tous les gens qui ont été lésés, a-t-il ajouté, il faut aller cherche l’argent chez des entreprises comme Electrabel. »

« Si on avait gardé la sidérurgie publique, l’État aurait gagné de l’or en barre »

Le débat a ensuite viré sur les transferts de compétences et la dette de la Wallonie. À ce sujet, Frédéric Gillot a remis l’enjeu politique de fond sur la table : « L’austérité est là, et elle sera là, on le sait. Or avec cette austérité, c’est les travailleurs qui paient, et je ne rigole pas avec ça ! Ce n’est pas à eux de payer la crise. L’urgence sociale dans laquelle on est, avec 13 % de chômage, elle est inacceptable dans un pays riche comme le nôtre »

Quant à la politique d’emploi, pour cet ancien d’ArcelorMittal, son bilan actuel est évidemment loin d’être satisfaisant : « Le plan Marshall, c’est énormément d’argent qu’on donne… au privé. Nous voulons investir et créer de l’emploi public, qui va rencontrer les besoins de la population. » Il a également pointé les effets de la logique actuelle : « On a investi des millions pour ArcelorMittal, mais en pure perte! Aujourd’hui, la sidérurgie est quasiment morte. Si on avait gardé la sidérurgie publique, l’État aurait gagné de l’or en barre. »

Le débat s’est terminé sur le thème de l'enseignement. Frédéric Gillot a rappelé la revendication du PTB-go! d’avoir un tronc commun polytechnique jusqu’à 16 ans. Et ce, afin d’éviter que « très tôt, on soit relégué dans des filières sous-qualifiantes ». D'autant, a-t-il ajouté, que renforcer les filières techniques ne crée pas plus d'emploi : « Si demain, nous étions tous ingénieurs du niveau de la NASA, s’il n’y a qu’un emploi pour 23 demandeurs, comme c’est le cas en Wallonie, cela n’arrange rien... »