Y a-t-il un chef d’orchestre pour les travaux à Liège ? Le PTB demande une intervention rapide pour moduler le phasage des chantiers

La ville de Liège devient impraticable à toutes les heures et pour tous les usagers. « Personne ne va regretter que l’on investisse dans la rénovation de nos places publiques, de nos trottoirs et réseaux d’égouttage comme dans un futur tram que beaucoup de Liégeois attendent. Mais honnêtement, cela devient insupportable pour quasi tous les usagers de la Ville comme pour nombre de commerçants », constate Sophie Lecron, cheffe de groupe PTB au conseil communal de Liège. Et le PTB de proposer : « Il y a eu clairement de gros problèmes dans le phasage de tous ces chantiers. Certains dépendent de la Ville directement, d’autres du Service Public de Wallonie, d’autres encore d’intercommunales ou de sociétés privées notamment pour le chantier du tram. Il est urgent d’avoir un chef d’orchestre pour tous ces opérateurs. La ville de Liège et sa police locale, en concertation avec ses relais dans le commerce et dans les quartiers, ont la meilleure connaissance pour occuper ce rôle de coordination. »

45 minutes pour aller du centre en Outremeuse à 18h. 50 minutes pour rejoindre le cinéma Le Parc depuis à partir de Saint-Léonard en soirée. 2 heures pour un aller-retour entre le centre et Sclessin un mercredi après-midi. C’est intenable et tous les usagers sont impactés par la multiplication des travaux à Liège et dans sa périphérie. Le conducteur ou l’usager de transports en commun sait qu’il va rester bloqué dans les embouteillages et ne prend plus la peine de s’arrêter pour faire quelques courses avant de rentrer. Quand bien même le voudrait-il, certaines rues éventrées sont impraticables et rebutent même les piétons (rue des Clarisses et rue des Carmes) au grand désespoir des commerçants.

Immobilisés dans les embouteillages, les bus accumulent tellement de retard que les boucles sont réorganisées ou les bus signalés « complets » et laissent sur le carreau des utilisateurs dépités. Les chauffeurs, en première ligne, incarnent le mauvais rôle de l’histoire et se sentent impuissants. Et les gens se disent que la prochaine fois ils prendront leur voiture, histoire d’être au moins sûr de pouvoir prendre place à bord d’un véhicule.

À vélo on va beaucoup plus vite, mais ce n’est pas pour autant qu’il fait bon être cycliste, dans ce nuage de pot d’échappement plus que jamais dense et dans une ambiance très nerveuse où les conducteurs, excédés, sont prêts à commettre des imprudences. La mobilité douce au centre de Liège reste dangereuse à cause d’un manque d’entretien de la chaussée et d’un manque de cohérence dans la définition de sites propres aux vélos.

« Tous les travaux en cours sont prévisibles. La ville est toujours notifiée de l’ouverture d’un chantier quel qu’il soit. Ce qui manque c’est un coordinateur mais aussi une réelle prise en compte des impacts d’un chantier sur la mobilité. La place du XX-Août est sans doute symptomatique de ce manque de vision », regrette Sophie Lecron. Et de prévenir « J’espère que les autorités communales n’envisagent pas ces travaux comme une manière de convaincre les Liégeois d’abandonner leur voiture, comme cela a pu se produire à Genève. Au PTB, nous pensons que le choix d’une mobilité durable doit être un choix positif, social et confirmé par des preuves d’efficacité. »

Lundi 27 mai, la conseillère communale PTB Céline Fassotte interpellera le collège pour demander l’intervention de la ville pour un meilleur phasage et une coordination efficace de tous les chantiers à Liège.

Interpellation de Céline Fassotte au conseil communal du 27 mai 2019

Y a-t-il un chef d’orchestre pour les travaux à Liège ?

45 minutes pour aller du centre en Outremeuse à 18h. 50 minutes pour rejoindre le cinéma Le Parc depuis Saint-Léonard en soirée. 2 heures pour un aller-retour entre le centre et Sclessin un mercredi après-midi. C’est intenable et tous les usagers sont impactés.

Le conducteur ou l’usager de transports en commun sait qu’il va rester bloqué dans les embouteillages et ne prend plus la peine de s’arrêter pour faire quelques courses avant de rentrer. Quand bien même le voudrait-il, certaines rues éventrées sont impraticables et rebutent même les piétons (rue des Clarisses et rue des Carmes) au grand désespoir des commerçants.

Immobilisés dans les embouteillages, les bus accumulent tellement de retard que les boucles sont réorganisées ou les bus signalés « complets » et laissent sur le carreau des utilisateurs dépités. Les chauffeurs, en première ligne, incarnent le mauvais rôle de l’histoire et se sentent impuissants. Et les gens se disent que la prochaine fois ils prendront leur voiture, histoire d’être au moins sûr de pouvoir prendre place à bord d’un véhicule.

À vélo on va beaucoup plus vite, mais ce n’est pas pour autant qu’il fait bon être cycliste, dans ce nuage de pot d’échappement plus que jamais dense et dans une ambiance très nerveuse où les conducteurs, excédés, sont prêts à commettre des imprudences. La mobilité douce au centre de Liège reste dangereuse. Bref, la ville de Liège devient impraticable et l’exaspération est grande parmi les Liégeois.

  • La ville étant notifiée de tous les travaux sur son territoire, n’est-il pas opportun d’avoir un chef d’orchestre pour moduler le phasage de tous les chantiers ?
  • Quelle communication est organisée envers les usagers et les commerçants sur cette planification des travaux et sur les itinéraires bis ?

Céline Fassotte
Conseillère communale PTB

 


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