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Faut-il modifier la politique de stationnement dans l'urgence ? - PTB Liège

Rédigé par Admin | 24 janvier 2016

Ce lundi 25 janvier, Sophie Lecron, cheffe de groupe PTB+, a interpellé l'échevin Firket concernant la volonté de la Ville de Liège de doubler le nombre de places de parkings payantes. Voici le texte complet de son intervention.

Lors de nos débats budgétaires de septembre, j'ai rappelé au collège que nous avons subi depuis l'année passée une augmentation des redevances de stationnement de + 66,6 % comparé aux comptes de 2012. Ce ne sont pas moins de 2,272 millions d'euros que l'on a été cherché dans les poches des automobilistes. Comme, je vous l'ai dit en décembre, ces mesures ne réduisent pas la pression automobile. Elles sont justes budgétaires et financières même si l'on veut leur ajouter du vernis écologique. Ce n'est en tous les cas pas notre vision de l'écologie que ces mesures punitives sans offres d'alternatives de transport en suffisance et sans plan de mobilité réfléchi et concerté. Lors de cette même intervention, j'avais prévenu que le carcan de l'austérité imposé par le plan de gestion allait encore modifier la politique de stationnement puisque l'on y parle d'une extension de la zone de stationnement payant, d'une modification des règles tarifaires mais également des modalités de contrôle et de recouvrement. La ville s'est engagée – je cite le plan de gestion - à tenir le CRAC informé de l’état d’avancement de ses travaux et des répercussions en matière de recettes des mesures préconisées.

 

Par voie de presse, nous apprenons que le collège avance dans ses travaux de réflexion. Doublement des places de stationnement avec l'extension de la zone payante du centre à Saint-Léonard, en Outremeuse, au Longdoz-Médiacité et à Fragnée-Guillemins. On envisage l'appel au privé pour le recouvrement sans augmentation du tarif selon monsieur Firket. A vous lire, monsieur l'échevin, votre préoccupation serait uniquement la diminution de la pression automobile et la chasse des voitures-ventouse dans les quartiers résidentiels. Or, les comptes et les budgets de la ville démontrent le contraire. Et votre plan de gestion démontre que vous envisagez l'extension de la zone de stationnement payant sous l'angle d'une recherche de nouvelles recettes.

 

Nous comprenons aussi l'exaspération des riverains qui n'arrivent plus à garer leurs voitures dans ces quartiers à cause des voitures dites « ventouse ». Mais quelles garanties auront-ils demain avec l'installation du stationnement payant d'avoir suffisamment de places gratuites pour se garer ? Même la solution envisagée d'autoriser les riverains à se garer sur les places payantes de leur propre quartier ne résoudra pas le problème fondamental de la pression automobile dans ces quartiers. La seule différence, c'est que les travailleurs qui doivent se garer le matin à Liège vont désormais tous payer leur parking. Idem pour les visiteurs et les proches et amis des riverains. Nos pensons que la résolution du problème passe par un nouveau plan urbain de mobilité qui privilégie les transports en commun, organisent l'offre de parking de délestage et améliore les modes doux de transports. Ce plan nous l'attendons depuis de trop nombreuses années. Nous pensons aussi que la ville doit discuter avec les employeurs situés sur son territoire pour qu'ils récompensent l'usage par leurs travailleurs de moyens alternatifs à la voiture et à défaut, qu'ils payent l'abonnement de leurs travailleurs dans les parking en ouvrage.

Plusieurs questions monsieur l'échevin :

Quel est le nombre de places riverains que vous comptez ajouter par quartier ? Quel est votre calcul pour définir ce nombre ?
Quel est le nombre de places payantes supplémentaires que vous envisagez par quartier ? Quel est votre calcul pour définir ce nombre ?
Quelle est la durée de validité des tarifs de stationnement appliqués aujourd'hui ? 6 mois ? Un an ? Plusieurs années ?
On parle de privatiser le contrôle et le recouvrement. Pourquoi êtes-vous si frileux à maintenir ou à créer de l'emploi public ?

Sophie LECRON
Pour le groupe PTB+

Interpellation au conseil communal du 25/01/2016