Notre programme pour faire de Liège une ville plus sociale

Une ville qui tient compte des femmes

Nous voulons établir une véritable égalité entre femmes et hommes, sans discrimination. Nous voulons que les femmes soient protégées du sexisme, du harcèlement et des violences. Les femmes ont droit à un accès équitable au marché du travail, sans différence de salaire ou de pension basée sur leur sexe. Nous voulons la suppression de la contrainte des rôles traditionnels, avec plus de temps et de place pour les femmes afin qu’elles s’épanouissent pleinement.
Si la majorité PS-MR fait mine de prendre en main ces inégalités, force est de constater que peu de mesures concrètes ont été prises ces dernières années. Il y a encore de la part du PS et du MR une sous-estimation et un manque d'ambition pour que la moitié de la population ait réellement sa place dans la ville, et y soit en sécurité. Un exemple : lors des différents points que nous avons amenés au conseil communal sur cette question (l’application App-elles, le harcèlement d’une travailleuse du personnel communal…), ce n’est pas Christine Defraigne (échevine de l’égalité Femmes-Hommes) qui nous a répondu sur ces dossiers, mais bien le bourgmestre lui-même. Symptomatique, sans doute, du peu d’importance accordé à cette compétence dans le collège. Il y a pourtant beaucoup à faire.

Supprimer l’inégalité de genre est une question de choix de société dans de multiples aspects de la vie communautaire. La Ville aussi doit faire ces choix. Nous voulons que Liège soit une ville qui tienne compte des femmes. Une ville qui s’attaque efficacement aux inégalités entre les femmes et les hommes.

Un. Investir dans la prévention des violences faites aux femmes

  • Nous misons sur une Ă©ducation relationnelle Ă  l'Ă©cole, adaptĂ©e selon l'âge. Ă€ partir de l'enseignement secondaire, cela inclut l'Ă©ducation sexuelle.
  • Nous dĂ©veloppons une culture favorable aux femmes et Ă  l’égalitĂ©. Stop au soutien Ă  des projets sexistes. 
  • Nous luttons contre la publicitĂ© sexiste et stĂ©rĂ©otypĂ©e dans le paysage urbain et dans les projets dont la ville est partenaire. 
  • Nous associons les LiĂ©geoises Ă  la rĂ©solution des problèmes dans les quartiers, par l’organisation de marches exploratoires. Nous entrons aussi en dialogue rĂ©gulier avec les associations de terrain, et les impliquons lors des projets urbains pour anticiper les meilleures options pour la sĂ©curitĂ© des femmes.
  • Nous travaillons avec le milieu festif liĂ©geois, et leur offrons aide et formation pour protĂ©ger les femmes du harcèlement et des violences sexistes. 
  • Nous formons et aidons le personnel enseignant et le personnel de la petite enfance, pour l’éducation Ă  l’égalitĂ© filles-garçons dès le plus jeune âge. 
  • Dans les Ă©coles et dans les crèches, nous encourageons les jeux en mixitĂ©, et portons une attention Ă  ce que les enfants dĂ©veloppent des relations autant avec des filles qu’avec des garçons. 

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Deux. Prendre soin des femmes victimes de violences ou de sexisme

  • La concertation avec les associations de terrains doit devenir la règle. Trop souvent, les associations ne sont pas considĂ©rĂ©es alors qu’elles possèdent une grande expertise dans ce domaine.
  • Nous soutenons le Centre de prise en charge des violences sexuelles en aidant Ă  dĂ©velopper une antenne au centre-ville et en veillant Ă  organiser la collaboration avec les associations de terrain. Nous voulons Ă©galement faire mieux connaĂ®tre ce centre auprès du public en sensibilisant sur le terrain, notamment les Ă©tudiantes Ă  l’UniversitĂ© et dans les hautes Ă©coles. 
  • Nous dĂ©veloppons toutes les opportunitĂ©s que prĂ©sente une application pour repĂ©rer et aider les victimes de violences, comme celle dont s’est dotĂ©e la Ville (App-elles) suite Ă  notre proposition. 
  • Nous voulons des commissariats de police dans les quartiers, accessibles 24h/24 et sans rendez-vous. 
  • Nous formons le personnel policier Ă  l’accueil des victimes de violences sexistes et aux violences intrafamiliales.
  • Dans son approche, la Ville doit aussi tenir compte du travail Ă  effectuer envers les agresseurs (collaboration avec Praxis p.ex.). 
  • Nous voulons libĂ©rer plus de fonds pour augmenter l’accueil des femmes victimes de violences (refuges). MalgrĂ© les fonds donnĂ©s par le gouvernement FĂ©dĂ©ral (1 million d’euros pour 27 structures), les moyens ne sont clairement pas suffisants.
  • Nous voulons rĂ©server des logements sociaux aux femmes victimes de violences.
  • Nous voulons que la Ville adopte un code de conduite, et qu’elle place dans tous les services communaux une personne de confiance formĂ©e pour accompagner les victimes de violences.
  • Nous accordons une aide financière aux ASBL locales qui font un travail de fond avec les femmes. 
  • Nous rendons hommage aux victimes de fĂ©minicides, et travaillons dans l’espace public Ă  Ă©radiquer des expressions telles que « crime passionnel » qui tendent Ă  expliquer ou Ă  justifier partiellement ce qui n’est rien de moins que le meurtre d’une femme.

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Trois. L’égalité sur le marché du travail

  • Nous Ă©liminons complètement l’écart salarial dans les entreprises et services de la ville. Nous crĂ©ons une commission chargĂ©e de la surveillance de l’égalitĂ© salariale.
  • Nous bannissons des entreprises et services de la Ville le travail Ă  temps partiel obligatoire. En cas de nouveaux postes vacants, il faut d’abord veiller Ă  augmenter le nombre d’heures des travailleuses qui sont dĂ©jĂ  en poste et le souhaitent.
  • Nous pratiquons, au niveau de la Ville et de manière proactive, des tests de pratique contre le sexisme.
  • Nous instaurons un mĂ©canisme d’éga-conditionnalitĂ© : pas d’argent public pour des structures qui ne sont pas en accord avec la loi et l’égalitĂ© salariale.
  • Nous veillerons Ă  ce que le port du foulard ne soit pas un motif de non embauche pour le personnel communal. « Ce qui importe c’est ce qu’il y a dans la tĂŞte, pas sur la tĂŞte ».
  • La Ville doit soutenir les formations qualifiantes pour les femmes afin de les aider dans leur dĂ©marche d’insertion dans le marchĂ© du travail.
  • Nous faisons une expĂ©rience pilote de rĂ©duction collective du temps de travail en testant la semaine des 30 heures (voir chapitre emploi).
  • Nous travaillons Ă  la reconnaissance de la pĂ©nibilitĂ© du travail des puĂ©ricultrices en crèche et travaillons Ă  de meilleures conditions de travail (temps de travail, salaire, personnel en suffisance…).
  • Nous travaillons en interne des structures communales Ă  la dĂ©prĂ©carisation des mĂ©tiers fĂ©minisĂ©s et organisons la mixitĂ© des mĂ©tiers. 
  • Nous encourageons et dĂ©veloppons la possibilitĂ© de prendre des congĂ©s de paternitĂ©.
  • Concernant les parcours d'insertion professionnelle, nous travaillons Ă  la mise en place d’une discrimination positive pour les mères de famille monoparentales.

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Quatre. Pas de discrimination envers les femmes, ni dans l’espace public, ni dans les institutions

  • Nous Ă©clairons les rues sombres et les parcs (par exemple avec des Ă©clairages Ă©co-responsables avec dĂ©tecteurs de mouvement) de manière Ă  renforcer la sĂ©curitĂ© pour les femmes. 
  • Nous investissons dans des toilettes publiques gratuites fixes et durables ; notamment dans les bâtiments publics utilisables, pour y installer des toilettes (musĂ©es, bibliothèques…).
  • Nous prĂ©voyons des espaces de soins oĂą changer et nourrir les bĂ©bĂ©s et nourrissons.
  • Dans les transports publics, en particulier en soirĂ©e, nous travaillons Ă  rendre possibles des arrĂŞts Ă  la demande pour que les femmes puissent ĂŞtre dĂ©posĂ©es le plus près possible de chez elles. 
  • Nous donnons plus de noms de femmes Ă  nos rues et nos places, en particulier de fĂ©ministes. 
  • Dans les marchĂ©s d’urbanisme, la prise en compte du genre dans la production d’espace public devient un critère obligatoire et Ă©liminatoire. 
  • Nous instaurons une reprĂ©sentation de femmes et d’hommes qui tend Ă  l’égalitĂ©, au moyen de quotas, dans les conseils d’administration et les entreprises communales.
  • Nous mettons Ă  disposition des Ă©tudiantes des protections menstruelles gratuites dans chaque Ă©cole du pouvoir organisateur de la Ville de Liège (Ă©coles secondaires et supĂ©rieures).

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Cinq. Renforcer la prise en charge des enfants par les services publics

  • Nous Ă©largissons l’offre publique de l’accueil de l’enfance. Plus de crèches publiques accessibles financièrement et plus de personnel dans chaque crèche pour un bon accueil des enfants, ainsi qu’une rĂ©serve en cas d’absences ou de manque de puĂ©ricultrices.
  • Nous Ă©largissons l’accueil public pendant les congĂ©s et en dehors des heures d’école. 
  • Nous envisageons la mise sur pied du projet BĂ©bĂ©bus, une halte-accueil itinĂ©rante pour les enfants de 1 an Ă  3 ans avec soutien Ă  la parentalitĂ©, dans les quartiers de Liège comme elle est pratiquĂ©e Ă  Herstal, Saint-Nicolas et Villers-le-Bouillet.
  • Nous remettons Ă  disposition un service de garde-malade communal pour les enfants de moins de 3 ans.

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Six. Le droit à l’avortement

  • Nous donnons davantage d’aide financière pour les centres de planning familiaux pratiquant l’avortement.
  • Nous crĂ©ons un fonds de soutien aux femmes en situation financière prĂ©caire pour les soutenir financièrement face aux frais d’une telle intervention.
  • Nous faisons mieux connaĂ®tre les lieux oĂą l’avortement est pratiquĂ© Ă  Liège, ainsi que le processus de demande pour une IVG. De la première prise de contact aux consultations de suivi avec l'aide de professionnels qualifiĂ©s, et ce, afin que l'ensemble de la dĂ©marche se dĂ©roule dans les meilleures conditions possibles (dans le respect des dĂ©cisions des femmes et sans jugement).
  • Nous voulons faire connaĂ®tre Ă  un plus grand nombre de femmes la pilule du lendemain (pilule contraceptive d’urgence) gratuite dans les centres de plannings familiaux et l’obtention d’informations sur les autres moyens de contraception (prĂ©servatif, implant…). 

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