Des autorités communales qui luttent activement contre le harcèlement des femmes ou qui admettent le harcèlement des femmes?

la ville de Liège vient d'être condamnée pour le licenciement abusif d'une employée alors que celle-ci dénonçait une affaire de harcèlement sexuel. Plutôt que de faire amende honorable face aux faits avérés, la majorité PS-MR veut faire appel de cette décision. Quel hypocrisie alors que, la semaine passée, la même majorité lançait l'application "App-elles" pour lutter contre les violences faites aux femmes. Les conseillères communales du PTB Sophie Lecron, Céline fassotte, Léa Tuna et Louise Ferida Defawes demanderons des comptes sur les agissements de la majorité lors du conseil communal du 19 décembre.

La presse nous a appris récemment que la ville de Liège et un de ses employés de cabinet viennent d’être condamnés dans une affaire de harcèlement sexuel. Pour la Ville s’y ajoute une
condamnation pour le licenciement abusif de la victime. Le jugement estime que : "On aurait voulu se débarrasser d’une collaboratrice devenue subitement encombrante par ses revendications de paiement d’heures complémentaires/supplémentaires et par sa dénonciation des faits de harcèlement sexuel dont elle était la victime que l’on ne se serait pas comporté autrement". Le tribunal a également estimé que la Ville a adopté un comportement discriminant à l’égard d’une femme et ce en raison de son genre, pour ne pas avoir pris en main cette dénonciation de harcèlement sexuel et en passant tout ça sous silence.

La semaine passée on apprenait une bonne nouvelle : vous avez entendu notre demande de développer à Liège l'application visant à lutter contre le harcèlement des femmes. Visiblement, il y a encore beaucoup de chemin à faire. Lancer l’application « App-elles » puis faire appel contre cette condamnation pour harcèlement, c'est le comble de l'hypocrisie. La ville devrait être exemplaire et irréprochable, et c’est loin d’être le cas ici, quelle situation ironique. Et comme si ce n’était pas suffisant, comment expliquer ce silence public volontaire sur cette affaire, y compris au sein de notre conseil, et que ce soit la presse qui se charge de mettra ça en lumière ?

Alors que les autorités communales devraient montrer l'exemple avec leur personnel, leur travailleuses et travailleurs, et être irréprochable. Alors que quand ce genre d’affaire survient, elle devrait être prise à bras le corps. Alors que votre monde politique ne cesse de prendre des aises qui vont souvent au-delà de ce que la justice accepte. Comment des affaires pareilles peuvent exister au sein même d’un cabinet échevinal, et ce sans prise en main sérieuse du problème pendant toutes ces années ? Et toujours aucune explication de la part de la ville non plus après la condamnation.

Comment expliquez vous qu'une situation pareille puisse arriver ?

Les conseillères communales du ptb : Sophie Lecron, Céline fassotte, Léa Tuna et Louise Ferida Defawes.