La Chartreuse, symbole de l’a-politique de protection de nos poumons verts

La Chartreuse est menacée par Matexi, gros promoteur immobilier. Encore une fois, les autorités liégeoises font preuve d'une grande passivité pour protéger nos espaces verts. Les Liégeois-es se battent depuis des années pour préserver le site. Ils l'ont encore montré ces dernières semaines avec un rassemblement, des séances d'information, l'occupation du terrain et une grande manifestation dans les rues de Liège. Sophie Lecron interviendra au conseil communal de ce lundi 25 avril, juste après le rassemblement prévu à 17h30. 

En octobre 2017, Matexi déposait un permis d’urbanisme pour construire des logements privés à la Chartreuse, ce qui avait suscité une vive réaction des riverains et une pétition recueillant plus de 5000 signatures s’opposant au projet. Nous sommes maintenant 5 ans plus tard, avec le 4e projet déposé par Matexi, et il n’y a toujours pas de protection de ce site classé pour son intérêt patrimonial et environnemental.

Et ce alors que les espaces verts continuent de manquer cruellement en ville, que 60 % des Liégeois-es n’ont PAS accès à un espace vert de qualité. Sans compter le Sart-Tilman (loin des quartiers), nous avons 8m² d’espace vert par habitant alors que l'OMS en préconise 10.

Ceux qui existent sont sans cesse menacés par des promoteurs immobiliers. Les exemples sont nombreux à Liège: Matexi à la Chartreuse, Neufcourt au Ry-Poney, le Poumon vert des Cabayes à Jupille, le Bois d’Avroy et le Bois-l’évêque à Cointe où on en est au 9e projet immobilier.

Ces projets immobiliers privés ne répondent ni aux aspirations du plan Canopée développé par la Ville, ni à la volonté répétée de la majorité PS-MR de protéger les espaces verts, ni aux grands défis écologiques et sociaux auxquels nous faisons face. Et à chaque nouveau projet des promoteurs, les habitants se mobilisent en masse pour défendre leurs espaces, sans quoi les permis seraient donnés et ils le savent. 

Comment le PS et le MR comptent-ils protéger la Chartreuse de manière définitive ? Vont-ils prendre des mesures sérieuses et structurelles pour protéger l’ensemble de nos poumons verts ? Il y a des pistes : travailler sur les plans de secteurs en élargissant les « zones parc », reprendre possession des espaces verts en tant que pouvoirs publics, voire travailler à faire de ces zones des réserves naturelles... Sophie Lecron proposera aussi de renforcer la démocratie et, pour tout projet urbanistique lié à un espace vert, de consulter désormais systématiquement et intensément les riverains, via le comité de quartier, des toutes-boîtes et des réunions avec les habitants dans le quartier concerné.