La réforme des aides à l’emploi (APE, PTP, …) menace l’emploi et la qualité des services rendus à la population

Le 29 novembre dernier la FGTB manifestait à Namur contre la réforme des APE qui concerne quelque 60000 postes de travail. Cette réforme continue de menacer directement 3500 postes de travail dans le non-marchand comme dans les services publics des pouvoirs locaux. La fin du régime des contrats PTP approuvée par l'ancien gouvernement wallon menace aussi l'emploi de certains travailleurs à la Ville de Liège. Sophie Lecron, cheffe de groupe PTB au conseil communal, interpellera ce lundi 17 décembre le collège pour demander quelles actions il compte entreprendre pour défendre l'emploi et la qualité des services à la population qui en dépend.

Interpellation de Sophie Lecron au conseil communal du 17 décembre 2018

Le 29 novembre dernier la FGTB manifestait à Namur contre la réforme des APE qui concerne quelque 60000 postes de travail. Cette réforme continue de menacer directement 3500 postes de travail dans le non-marchand comme dans les services publics des pouvoirs locaux. En juin dernier, je vous interpellais pour connaître l’impact sur l’emploi communal à Liège et nous m’aviez répondue que cela concerne directement 50 emplois aidés. Je sais aussi que grâce à la pression syndicale et politique, le gouvernement wallon a décidé de postposer l’entrée en vigueur de cette réforme à 2021 et que le combat se poursuit pour que l’impact sur l’emploi soit nul.

Par contre, il est une réforme qui est déjà en vigueur et qui risque de produire des effets néfastes déjà en ce début d’année 2019. Je parle ici de la fin programmée des contrats PTP ou contrats « Programme de Transition Professionnelle » décidée par le précédent gouvernement wallon PS-Cdh. Ici, ce sont à notre connaissance une centaine de travailleurs de la Ville de Liège qui sont concernés et qui risquent de perdre leur emploi. Ils sont ouvriers au service propreté, plantation, à la voirie ou dans les cimetières. Ils participent quotidiennement au bon fonctionnement de la Ville. La disparition de ces emplois affectera l’avenir de 100 familles mais aussi sans nul doute la qualité des services publics communaux. Il faut donc une solution pour maintenir ces emplois.

Bien sûr nous partageons le besoin de simplification et d’harmonisation des procédures comme nous partageons la nécessité du maintien d’un régime d’emplois aidés aussi dans les pouvoirs locaux. Mais nous partageons aussi les critiques maintes fois répétées des effets pervers de tels emplois subventionnés où la perspective d’un emploi stable, d’un « vrai contrat » ou d’un emploi statutaire à la Ville n’est pas prise en considération et où à la fin de chaque contrat « aidé », on remercie le travailleur et on prend un autre qui rentre dans les conditions.

Mes questions sont donc :

  1. Quelles actions envisagent la Ville de Liège pour préserver les 50 emplois APE toujours menacés ?
  2. Qu’adviendra-t-il des travailleurs à la Ville de Liège sous contrat PTP ? Seront-ils toutes et tous repris sous les nouveaux contrats « impulsion » ? Combien de travailleurs « aidés » vont rester dans le cadre et bénéficier d’un contrat « ordinaire » ?

Sophie Lecron
Conseillère communale PTB


Montrer 1 réaction

SVP vérifiez votre boîte email afin d'utiliser le lien pour activer votre compte.
  • Fabian Piette
    a commenté 2018-12-19 01:13:57 +0100
    Un peu tard pour les ptp . Les nôtres sont parti au 30 novembre. Ce qui fait 25% du service au sens large. Peinture+ IP. Comme ils étaient exclusivement affectés en peinture on est de l’ordre de 50% pour ce service…un peu moins si on compte en équivalant temps plein…. Ici je parle de gens pas de 4/5 de gens.

Prêt.e pour la grande vague du changement social ?