Le PTB Liège demande le déploiement d'un réseau connecté de micro-capteurs pour mesurer la qualité de l'air

Le succès de la mobilisation exigeant une autre politique en faveur du climat montre combien l'inquiétude grandi au sein de la population. En Belgique comme ailleurs, des dizaines de milliers de personnes, de toutes les générations, descendent dans la rue et réclament d'urgence un changement de cap. En terme de qualité de l'air, les chiffres sont accablants. Selon l'Organisation mondiale de la santé, 80% des personnes vivant en milieu urbain sont exposées à un niveau de pollution de l'air dangereux pour leur santé. Pour une action efficace, il est possible aujourd'hui grâce aux innovations technologiques de mesurer en temps réel la qualité de l'air. C'est ce que Londres et Copenhague ont fait grâce à un réseau de micrco-capteurs mobiles et connectés. Une mesure nécessaire pour organiser une lutte active à court et moyen terme contre la pollution aux particules fines. C'est la proposition que défendront ce lundi au conseil communal Sophie Lecron et Céline Fassotte, conseillères communales PTB.

En mai 2018, Sophie Lecron , cheffe de file du PTB Liège, interpellait le bourgmestre Willy Demeyer sur le très mauvais score de la cité ardente en matière de qualité de l'air : chaque liégeois, simplement en respirant, « fume » l'équivalent de trois cigarettes par jour ! Elle mettait notamment en évidence le manque de soutien accordé à l'ISSEP : Institut Scientifique de Service Public pour la surveillance de l’environnement en Wallonie, la prévention des risques et nuisances, la recherche scientifique, et laboratoire de référence pour la Wallonie. Cet organisme manque cruellement de financement pour accomplir sa mission. Ainsi, une troisième station de mesure fixe du taux de particules fines dans l'air n'a toujours pas été installée à Liège.

Par ailleurs, une étude menée conjointement par l'ISSEP, les universités de Liège et de Hasselt et Bruxelles Environnement (le projet ExtraCar), a démontré l'utilité, pour une meilleure prévention, de la multiplication de capteurs mobiles chargés de mesurer l'impact direct de la pollution sur chaque citoyen.

Les nouvelles technologies permettent aujourd'hui, à moindre coût, d'être beaucoup plus précis dans les mesures. De remplacer les chiffres livrés chaque jour pour l'ensemble d'une ville par des données récoltées où on le désire et actualisées en temps réel. Ainsi, Copenhague utilise CPH Sense et une série de capteurs installés dans ses différents quartiers pour informer les habitants sur l'air ambiant en direct via Internet: température, taux d'humidité mais aussi monoxyde de carbone (CO) ou encore de dioxyde d'azote (NO2). Londres fait de même avec le système Plume Labs. Ces équipements permettent d'être beaucoup plus réactif face aux menaces sur la santé par exemple en invitant la population à ne pas sortir à certains moments ou en diminuant localement le trafic automobile. La réaction des autorités publiques peut être ponctuelle (limiter localement le trafic automobile, aux abords d’une école par exemple) mais elle peut aussi s’inscrire dans un projet à long terme (généralisation et cohérence des pistes cyclables, espaces privilégiés et conviviaux de mobilité douce, gratuité et fréquence des transports en commun).

Le PTB estime qu'il est plus que temps d'agir et demande le déploiement rapide d'un vaste réseau public de capteurs connectés afin de mesurer la qualité de l'air sur l'ensemble du territoire communal avec une insistance particulière sur les zones sensibles, proches des écoles, de certaines usines, des zones piétonnes et cyclistes ou encore de trafic intense à proximité des habitations.

Sophie Lecron et Céline Fassotte interpelleront le collège ce lundi 4 février pour demander le déploiement d'un tel réseau de micro-capteurs connectés.

Interpellation au conseil communal

Une ville connectée sur la qualité de l’air et le climat
Des micro-capteurs pour informer et pour agir

L’inquiétude pour le climat grandit au sein de la population : le succès de la mobilisation le montre bien, en Belgique comme ailleurs. Des mesures fortes et courageuses doivent et peuvent être prises au plus haut niveau mais aussi à l’échelle locale. Le changement de cap doit devenir un objectif dans la politique communale, pas seulement une question de démarche individuelle du citoyen.

En mai 2018, ma camarade Sophie Lecron vous interpellait sur le très mauvais score de la cité ardente en matière de qualité de l'air : chaque liégeois, simplement en respirant, « fume » l'équivalent de trois cigarettes par jour !

Une étude menée conjointement par l'ISSeP, les universités de Liège et de Hasselt et Bruxelles Environnement (le projet ExtraCar), a démontré l'utilité, pour une meilleure prévention, de la multiplication de capteurs mobiles chargés de mesurer l'impact direct de la pollution sur chaque citoyen. Les nouvelles technologies permettent de récolter et de publier des données précises et actualisées en temps réel. Et le coût de ces micro-capteurs connectés se démocratisent. Copenhague – avec CPH sense - et Londres – avec Plume Labs - utilisent déjà ces équipements qui permettent à leurs habitants de connaître localement la qualité de l’air et aux autorités de réagir quand cette qualité n’est plus suffisante. Et cette réaction peut être ponctuelle (limiter localement le trafic automobile, aux abords d’une école par exemple) mais elle peut aussi s’inscrire dans un projet à long terme (généralisation et cohérence des pistes cyclables, espaces privilégiés et conviviaux de mobilité douce, gratuité et fréquence des transports en commun).

Le PTB estime qu'il est plus que temps d'agir et demande le déploiement rapide d'un vaste réseau public de micro-capteurs connectés afin de mesurer la qualité de l'air sur l'ensemble du territoire communal avec une insistance particulière sur les zones sensibles, proches des écoles, de certaines usines, des zones piétonnes et cyclistes ou encore de trafic intense à proximité des habitations.

Je vous pose dès lors deux questions concrètes :
• Quelle aide peut apporter la Ville de Liège au déploiement d’un réseau de micro-capteurs en collaboration avec l’ISSeP et l’ULiège ?
• Quelles actions ont été entreprises par la Ville envers l’ISSeP pour la mise en place d’une troisième station de mesure à Liège, actions promises en mai 2018 ?

Céline Fassotte, Sophie Lecron
Conseillères communales PTB


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