Mobilité à Sainte-Walburge : la majorité PS-MR teste la solidité des nerfs des habitants

Depuis des années, les habitants du quartier Sainte-Walburge subissent le manque de vision d’ensemble de la Ville de Liège et l’absence d’un plan mobilité sérieux. Ils sont à bout.

Cela fait maintenant des années que les riverains du quartier se plaignent de la mauvaise politique de mobilité quant à la circulation dans le quartier et aux nuisances liées aux milliers de voitures qui passent dans certaines petites rues. Le 03 juillet 2020, le PS et le MR ont décidé d’instaurer dans la rue Xhovémont un double tête-bêche comme solution temporaire pour maximum 6 mois. Cette mesure a été reconduite pour 6 mois. Une mesure qui ne convenait pas. Après ce délai déjà trop long pour les habitants, vous deviez légalement prendre une décision. Nous sommes 1 an et demi plus tard et toujours rien.

« La solution temporaire pour répondre à un problème réel des habitants de la rue Xhovémont n’a fait que déplacer le problème d’une rue aux autres. Des rues absorbent un flot de voitures incessant, comme c’était le cas pour la rue de Xhovémont avant cette décision. La tension est palpable », explique David Ambrosio, conseiller communal PTB.

« Le comité de quartier a contacté la Ville de nombreuses fois, tout comme les habitants des rues concernées. Nous avons entendu au conseil communal un nombre incalculable d‘interpellations sur la politique de la majorité. Un citoyen est intervenu dans le conseil communal il y a déjà 5 mois. Sans résultat. Il a même recontacté les autorités par la suite en expliquant que la seule solution mise en place était de remplir les trous entre les pavés des rues avec du sable pour réduire le bruit incessant des voitures qui dérange tous les habitants. Les riverains doivent-ils vraiment se satisfaire de "quelques châteaux de sable sur 40 mètres de voirie ?" », poursuit David Ambrosio. 

Toujours rien n’a sérieusement avancé. Quel manque de vision d’ensemble. Et la majorité n’a absolument pas organisé la démocratie locale et la participation citoyenne qu'ils promettent depuis longtemps. Depuis un an et demi, les autorités communales restent inertes face aux demandes répétées de tous ces habitants, du comité de quartier et des associations de riverains. Ceux-ci sont pourtant clairs : il faut un plan de mobilité globale à l’échelle du quartier conçu en concertation active avec les habitants et leurs représentants. Il faut maintenant agir : quelle solution propose la majorité pour établir un plan de mobilité global en concertation active avec les habitants et leurs représentants ? C'est pourquoi David Ambrosio interpellera la majorité communale ce lundi 31 janvier 2022.